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Collision ferroviaire en Turquie: cinq morts, plus de 20 blessés

GEBZE (AFP), le 11-08-2004 Au moins cinq personnes ont été tuées et 23 blessées mercredi lorsque deux trains se sont percutés de front près d'Istanbul, selon un porte-parole des chemins de fer turcs.

"Selon les premiers éléments d'information, l'accident s'est produit parce qu'un des trains ne s'est pas arrêté à un feu rouge", a précisé Mehmet Ayci.

Cet accident intervient trois semaines après le déraillement d'un train express sur la même voie, à moins de 100 kilomètres de là, qui avait fait 37 morts.

L'accident de mercredi s'est produit sur une section de voie jouxtant, d'un côté, la Mer de Marmara et, de l'autre, une route par où sont arrivés les secours.

Des centaines de sauveteurs, de pompiers, de policiers et de militaires ont travaillé de longues heures à dégager les victimes qui se trouvaient toutes à l'avant des trains, en découpant les tôles de la locomotive et du premier wagon.

Le premier wagon d'un omnibus en provenance d'Istanbul a quitté les rails, tandis que le premier wagon d'un express Ankara-Istanbul a été en partie projeté en l'air, puis s'est encastré dans la locomotive du fait de la violence de la collision qui s'est produite à environ 70 km d'Istanbul dans une zone industrielle.

La police a bouclé les lieux, empêchant les badauds d'approcher des trains accidentés, mais des centaines de personnes contemplaient la scène depuis la route surplombant la voie ou depuis de petits bateaux, en Mer de Marmara.

"Il y a eu un énorme bruit puis nous avons été engloutis dans un nuage de poussière", a raconté le passager d'un des trains à la chaîne d'information CNN-Turk.

"J'ai vu au moins deux morts et des gens dont une jambe ou un bras ont été arrachés qui criaient, c'était affreux", a-t-il encore dit, visiblement toujours sous le choc.

Un autre passager, le front ensanglanté, a expliqué de son lit d'hôpital que tous les passagers du premier wagon dans lequel il se trouvait ont été projetés en l'air lors du choc.

"C'était horrible, Dieu soit loué je suis toujours en vie", a dit ce témoin d'un cinquantaine d'années à la chaîne NTV.

Le 22 juillet, 37 personnes avaient été tuées et 80 blessées dans le déraillement d'un train rapide reliant Istanbul et Ankara, l'une des catastrophes ferroviaires les plus meurtrières en Turquie.

Le gouvernement avait été vivement critiqué pour cet accident, l'opposition affirmant qu'il avait passé outre à des recommandations d'experts qui estimaient que l'état de la voie, datant des années 50, ne permettait pas la circulation de trains rapides.

© 2004 AFP.
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