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M. le Président,
Mmes et Mrs les élus (Cher Brice)
Mesdames et Messieurs
Tout d’abord, je voulais
vous remercier de votre accueil. C’est toujours un plaisir et une vraie
émotion de me retrouver parmi vous. Et je suis sûr que Michèle
ALLIOT-MARIE, qui m’accompagne aujourd’hui, partage ce sentiment.
Je sais les contraintes de votre métier, je sais les sacrifices que
votre engagement exige de vous-mêmes et de vos familles. J’ai une pensée
pour vos femmes et vos enfants, qui sont solidaires de cet engagement,
et qui ne vous voient jamais partir en opération sans une certaine
appréhension.
En venant à votre congrès, j’honore, bien sûr, ma promesse de l’année
dernière. Mais je souhaite surtout honorer l’ensemble des
sapeurs-pompiers professionnels et volontaires auxquels j’associe les
personnels militaires de la BSPP, des marins-pompiers de Marseille, des
UISC, et les personnels de la sécurité civile.
Je veux vous adresser l’hommage de la Nation, saluer ceux d’entre vous
qui ont été blessés en opération et m’incliner avec respect et douleur à
l’évocation du souvenir de vos camarades décédés.
Ce Congrès, c’est aussi pour moi l’occasion de poursuivre avec vous
tous, ce dialogue engagé il y a 5 ans et de tracer, ensemble des voies
nouvelles d’évolution.
Je vous ai écouté avec beaucoup d’attention, M. le Président, et les
questions que vous soulevez sont importantes.
Vous avez dit votre préoccupation en matière de secours à personnes. Je
la partage.
Qu’attendent nos concitoyens ?
- D’abord, le plus souvent une réponse de proximité à une demande
d’aide qui ne relève pas toujours du geste médical ou de l’urgence, mais
qui peut, tout simplement, manifester l’attente d’un conseil ou d’ un
soutien,
- Ensuite, un secours - le plus rapide possible - en cas d’accident au
domicile ou sur la voie publique,
- Enfin, une prise en charge médicale efficace et de qualité,
lorsqu’elle est nécessaire, dans les meilleurs délais possible.
Il faut prendre en compte le désarroi d’une jeune maman face aux pleurs
incompréhensibles d’un bébé, des familles confrontées au malaise d’un
parent âgé…et bien d’autres situations où les aléas de la vie nous
laissent démunis.
Notre système médical et de secours repose sur trois piliers :
La permanence des soins
Le secours aux personnes
Les services d’urgence.
Si l’un de ces éléments vient à se dérégler, l’ensemble du système est
perturbé.
Quel est aujourd’hui le constat que l’on fait ?
Pour nombre de gens en France, « trouver un médecin » devient une
préoccupation. L’incompréhension de la population est réelle et chacun
peut faire valoir son expérience personnelle ou celle de proches de la
difficulté de joindre en dehors des heures ouvrables, le samedi, le
dimanche ou les jours fériés, un médecin libéral de garde ou la
régulation libérale lorsqu’elle existe … on pourrait citer de nombreux
exemples de dysfonctionnements. La presse et les élus s’en font l’écho.
J’entends bien que l’on me dit que c’est l’évolution de la société, que
les médecins comme la population en général aspirent à une vie familiale
et au repos, que par ailleurs, la population médicale est mal répartie
et qu’il existe des territoires particulièrement touchés qui ne peuvent
plus assurer de garde. Mais j’entends aussi lorsque l’on me dit que des
tableaux de permanence laissent vacants des secteurs entiers.
Ce n’est pas tant la démographie médicale actuelle qui est préoccupante,
dans notre pays que ses évolutions à moyen terme qui, malgré
l’augmentation du numerus clausus, laissent augurer une baisse de 9% du
nombre de médecins avec des inquiétudes sérieuses pour les zones
rurales.
C’est un sujet de société majeur. Et, dans ce domaine, je souhaite en
appeler à la responsabilité individuelle de manière plus forte. Les
libertés d’installation, de prescription, de choix par les patients de
leur médecin, auxquelles nous sommes tous profondément attachés, vont de
pair avec une responsabilisation de tous les acteurs. Il n’est pas
normal que la répartition des médecins sur le territoire soit aussi
inégale, il n’est pas acceptable que la permanence des soins ne puisse
être assurée. Il y a là des mesures à prendre pour assurer ce service
public. Il en va de l’accès aux soins des français. Nous ne pouvons
accepter plus longtemps cette situation. Il est temps de trouver des
solutions concrètes pour l’accès à une aide, un conseil, un soutien, un
médecin ou un plateau technique en cas d’urgence.
J’attends des propositions en ce domaine de Madame la Ministre de la
santé et de l’ensemble des professionnels concernés.
Dans cette chaîne complexe de la permanence des soins, tout se tient.
Nous le savons ce sont souvent les urgences qui pallient les
insuffisances de la médecine de ville : la tendance est croissante, soit
de façon explicite, soit de façon implicite, de confier la permanence
des soins après minuit aux seules urgences hospitalières. Ces urgences
sont saturées par l’afflux de personnes en quête d’une réponse mais
dont la pathologie ne relève pas à l’évidence de l’hôpital.
Les centres 15 sont eux aussi assaillis d’appels, victimes de leur
succès. Cela rejaillit inévitablement sur la capacité et sur les délais
de réponse de la régulation, donc in fine sur la qualité du service et
l’efficacité du système global. Mais n’oublions pas que la régulation
médicale, au-delà des difficultés qu’elle peut rencontrer localement et
que vous dénoncez, a permis d’améliorer de 30% le taux de survie et de
diminuer les besoins de réanimation et les séquelles. La régulation
médicale doit donc, sans doute, être améliorée, mais ne peut être remise
en cause dans son principe.
En outre, les éléments qui ont suscité aujourd’hui votre réflexion
illustrent une grande hétérogénéité des situations d’un département à
l’autre, un partage des compétences mal stabilisé. Il me paraît
nécessaire de conduire un vrai travail sur l’organisation de notre
dispositif de secours et d’urgence, sans a priori, sans s’attacher à de
fausses querelles et je vous sais gré de ne pas réduire le sujet à une
opposition entre « rouges » et « blancs » inutile et inefficace. Vous
œuvrez ensemble pour le bien commun, pour le sort des personnes qui sont
en danger ou dans la peine. Je ne veux pas de querelles de chapelles. Je
veux de l’efficacité et du pragmatisme pour répondre aux attentes des
français, en mobilisant les moyens à bon escient.
Oui, M. le Président, il faut remettre la victime, le citoyen, l’usager,
la PERSONNE au cœur de notre dispositif, il faut revivifier notre
service public. Une réflexion globale doit donc être engagée qui doit se
fonder sur des idées simples :
- la valorisation de notre potentiel et l’optimisation des compétences
- une répartition plus claire de ces compétences et des responsabilités
avec pragmatisme et réalisme, dans le respect de chacun
- l’adaptation au terrain
- la maîtrise des coûts.
Quel est donc ce potentiel public à valoriser ?
Nous disposons d’une réelle capacité de prise en compte des détresses
médicales : nos hôpitaux, nos services des urgences, les SMUR, les
personnels médecins, infirmiers, aides soignants font un travail
formidable dans des conditions difficiles. Les centres de régulation
sont une nécessité, ils ont su, eux aussi s’adapter au fil du temps, se
professionnaliser et prendre en compte les évolutions de la carte
hospitalière, qui a commencé à être rationalisée, mais la recomposition
va se poursuivre et il faut en anticiper les effets dans l’organisation
des secours aux personnes…La médecine d’urgence est une spécialité
exigeante et la France a un savoir-faire reconnu.
Nous disposons par ailleurs d’une force unique qui est celle des
sapeurs-pompiers, 250 000 hommes et femmes, répartis au plus près de la
population, sur l’ensemble du territoire, encadrés, formés, entraînés,
équipés et qui portent haut leurs valeurs d’engagement, de dévouement et
de disponibilité.
L’analyse des situations montre à l’évidence que tous les appels
d’urgence ne réclament pas une prise en charge médicalisée. Soit. Mais
qui le décide, à quel moment et dans quel contexte ?
Mon sentiment est que l’on a laissé les deux institutions trop longtemps
vivre dans leur logique propre, s’en remettant aux relations entre les
hommes. Alors, entre nous, dans certains départements, la confiance est
là, le dialogue est instauré et cela marche très bien. Dans d’autres
cela marche moins bien. Mais, les enjeux sont tels que l’on ne peut
rester en l’état. Il faut davantage d’organisation, de procédures, de
mutualisation des moyens, pas pour le plaisir, ni pour satisfaire des
vues technocratiques mais pour que l’efficacité du système de secours à
personne ne repose pas seulement sur la bonne entente des hommes et des
femmes. Le système de secours à personne est un système coopératif qui
doit être organisé comme tel.
D’abord au niveau central, les deux directions de tutelle, doivent mieux
se coordonner. Le temps, où chacune pouvait faire des circulaires
internes, qui étaient susceptibles d’impacter le fonctionnement de
l’autre institution, sans concertation, doit être révolu. Entre la
direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins et la
direction de la défense et de la sécurité civiles, l’échange et le
travail en commun doivent être permanents.
Au niveau territorial - c’est extraordinaire aussi - les schémas
d’organisation sanitaire, les SROS et les schémas départementaux
d’analyse et de couverture des risques, les SDACR, ont été élaborés et
cohabitent sans réel lien entre eux. Ils sont pourtant censés répondre à
une même problématique : comment organiser, sur un territoire donné, la
réponse la plus adaptée aux risques quotidiens auxquels la population
est exposée ? Je souhaite donc que dès 2008, à l’occasion de la révision
du volet « Urgences » des SROS, les données des SDACR soient intégrées
afin de permettre une meilleure cohérence dans l’organisation des
secours à personnes. Cela permettra également de donner la primauté à
une analyse partagée des risques locaux et aux enjeux d’organisation
propres à chaque structure. Les directeurs des agences régionales
d’hospitalisation associeront les préfets de département à cet
exercice. Le volet « urgences » des SROS sera, en conséquence, soumis
au comité départemental de l’aide médicale urgente et de la permanence
des soins et des transports sanitaires.
Au plan opérationnel, je pense que tant pour des questions de
démographie médicale à moyen terme, que de maîtrise des coûts, notre
organisation devrait reposer sur une réponse graduée des secours et la
reconnaissance d’une responsabilité d’orientation de l’intervenant de
premier niveau. Mais pour vérifier la pertinence et la faisabilité de
cette solution, il est nécessaire d’envisager, dès que possible, les
conditions d’une expérimentation, en grandeur réelle, sur un ou
plusieurs départements.
Le partage des responsabilités doit être formalisé dans un référentiel
de régulation des interventions SDIS SAMU, établissant une typologie des
pathologies et des circonstances aggravantes, en vue de préciser les cas
dans lesquels le premier niveau détient une capacité de décision propre.
L’objectif recherché doit être évidemment la rapidité de la réponse
des secours, mais qui ne doit pas se faire au détriment de la qualité
des soins et de la prestation dus à la victime. Par ailleurs, ce partage
de responsabilités devra être encadré par un protocole conjoint de
compétences et de formations professionnelles, intégrant,
naturellement, les personnels non médecins.
La mise en place d’un référentiel commun permettra la reconnaissance du
champ de compétences propre des sapeurs –pompiers et du savoir-faire de
leur personnel ainsi que le cadre de leurs responsabilités. Cela
valorisera la capacité des SDIS à agir en situation de prompt secours, à
se déplacer sur place dans des délais les plus brefs et à agir dans une
relation rénovée avec la régulation médicale.
L’effectivité de ce partage de compétences doit également s’adosser à un
système d’information et de communication totalement interconnecté entre
les deux services, permettant une optimisation de l’engagement des
moyens opérationnels. D’autre part la migration conjointe des SAMU et
des SDIS sur un réseau de communication unique doit devenir une réalité.
Les deux ministères se sont engagés sur cet objectif opérationnel, dont
la mise en œuvre interviendra dès 2008.
Ainsi, la régulation médicale, informée en permanence peut garder, en
cas de nécessité ou de doute, une capacité d’évocation d’une situation.
Enfin, le partenariat entre les services, resserré au travers de
protocoles clairs, permet de préserver la cohérence d’organisation de
chaque entité et de reconnaître comme partenaire, à part entière, le
service de santé et de secours médical des sapeurs-pompiers, évitant
ainsi des redondances ou des concurrences inopportunes.
Cette expérimentation de co-production d’une prestation globale et
continue, devra être mise en œuvre dès le début de l’année prochaine et
devra faire l’objet d’un comité de suivi et d’évaluation qui validera
étape après étape les conditions d’une généralisation du dispositif. Je
souhaite que tous les enseignements en soient tirés dans le sens du
meilleur et du plus large partage de responsabilités possible entre les
services. Je demande aux deux ministres concernés de conduire et
d’évaluer cette expérimentation en 2008 en vue, si elle est concluante,
de son extension dès 2009 avec un calendrier ambitieux.
Ces orientations fondent le socle d’une nouvelle politique publique
tirant le meilleur parti de notre potentiel, de façon pragmatique :
chacun à sa place, avec ses responsabilités clairement définies, mais en
travaillant, avec efficacité, sur la synergie entre les services, pour
éviter toute rupture dans la chaîne, du secours… aux soins.
En proposant une telle réforme, je sais rencontrer l’assentiment des
élus, maires et présidents de Conseil général, notamment des
départements ruraux, pour qui la garantie du secours et son efficacité
est un des éléments déterminants de l’attractivité de leur territoire.
Mais au-delà tous les élus sont particulièrement attachés à leurs corps
de sapeurs-pompiers, par leur lien de proximité avec la population, par
la permanence du service public qu’ils incarnent, par le fait qu’ils
sont enfants du pays et qu’ils reflètent naturellement ces valeurs
citoyennes et de solidarité qui font le ciment d’une collectivité.
Cette relation à la commune, cette attention de la commune pour le
service départemental d’incendie et de secours, je sais qu’il faut les
identifier de façon visible, pour préserver notamment le volontariat,
sur lequel repose votre institution.
Faut-il également que ce lien se retrouve dans le financement du service
?
La loi du 27 février 2002 avait prévu la suppression des contingents
communaux et intercommunaux et le transfert des financements
correspondants par la diminution concomitante de la DGF des communes. La
mise en œuvre de cette disposition a, d’ores et déjà, été repoussée 2
fois, elle devrait entrer en application au 1er janvier 2010. Il
demeure, me dit-on, encore des problèmes techniques qui s’y
opposeraient.
La réalité, c’est que nous n’avons plus le temps d’attendre.
Je propose donc qu’une concertation s’engage, dès à présent, avec les
associations des départements et des maires de France, afin d’étudier
les modalités de sortie de cette situation d’interrogation de la façon
la plus large prenant en compte, outre la nécessaire maîtrise des
dépenses des SDIS, la place des communes dans le dispositif.
Les conclusions devront être remises, au gouvernement, avant la fin de
l’année, afin d’en tirer toutes les conséquences dans la préparation de
la loi de finances pour 2009.
Les relations financières des SDIS avec les autres partenaires peuvent
également être améliorées.
Le Fonds d’aide à l’investissement de l’Etat n’a pas, sans doute, été
géré comme il aurait dû. Les critiques liées au saupoudrage des
financements, à la lourdeur du dispositif, ne sont pas infondées. Un
redressement s’est engagé au cours des deux derniers exercices
budgétaires. Il sera poursuivi pour mieux affirmer la vocation de ce
fonds et particulièrement celle du financement de moyens lourds et
structurants couvrant des risques majeurs tels que les inondations ou le
NRBC ou permettant la modernisation des systèmes de commandement.
Enfin, les conditions de l’indemnisation des SDIS pour les prestations
effectuées, hors du cadre des missions légales, au profit des SAMU
doivent être précisées. Un travail conjoint entre les ministères
chargés de l’intérieur et de la santé doit aboutir prochainement. J’y
veillerai.
Vous l’avez compris, mon seul souci, mon seul objectif est d’assurer la
protection de nos concitoyens. Et vous le savez, ils attendent aussi
beaucoup de LEURS sapeurs-pompiers.
La mise en œuvre des orientations tracées aujourd’hui nécessite, de la
part de chacun des intervenants, une réelle volonté d’aboutir, dans la
concertation, en vue du seul bénéficiaire qui compte : la victime, la
personne qui demande aide et assistance. C’est le sens de votre
démarche et de votre engagement.
Je sais que je peux compter sur vous.
Je voudrais, M. le Président, pour conclure, insister sur l’importance
du maintien au plus haut niveau de la compétence professionnelle des
corps de sapeurs-pompiers qui permet à la France de répondre avec
rapidité aux demandes d’un gouvernement étranger d’envoi d’unités
d’intervention immédiatement opérationnelles, comme cet été, et d’être
force de proposition pour une initiative européenne.
Les évènements dramatiques du mois d’août, dans le sud de l’Europe liés
aux incendies de forêts, de même que les inondations au Royaume Uni et
en Europe centrale ont démontré la nécessité de doter l’Union européenne
d’une capacité d’intervention pour faire face aux catastrophes de toutes
natures.
Ainsi, dans le cadre de la Présidence française, au deuxième semestre
2008, le renforcement des capacités de l’Union européenne dans le
domaine de la protection civile constituera un de mes objectifs.
Il pourrait s’agir de l’institution d’une capacité d’intervention
fonctionnant dans le cadre d’un véritable mécanisme de solidarité
collective intégrant des équipements lourds spécifiques qui peuvent
faire défaut ou dont le nombre est insuffisant localement, afin
d’assurer le rôle subsidiaire du niveau européen.
L’Union européenne pourrait donc prendre le relais et mettre des moyens
complémentaires à disposition de l’Etat sinistré dès lors que la
catastrophe dépasse ses capacités de réponse.
L’opinion publique européenne ne nous pardonnera pas d’être restés
inactifs si pareilles situations se reproduisaient et les signes de
dérèglement climatique nous incitent à agir rapidement.
Les sapeurs-pompiers auront naturellement toute leur place dans la
composition des détachements et des modules d’intervention appelés à
intervenir à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Europe, à côté des
moyens nationaux.
M. Le président, la sécurité civile a beaucoup évolué ces dernières
années, et il reste encore du chemin à parcourir.
Soyez assuré que je serai toujours attentif à l’avenir de votre
profession. J’ai souvent été à vos côtés. Je sais l’engagement que
représentent les fonctions de sapeur-pompier. Je sais ce que les
Français vous doivent et attendent de vous. C’est pourquoi vous avez
tout mon soutien et toute ma reconnaissance.
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